Lorsque vous achetez une crypto sur un exchange dans 99,9% des cas vous allez acheter ce que l’on appelle un « utility token » ou en français une token d’utilité. Celui-ci se présente sous la forme d’une cryptomonnaie (altcoin si vous préférez). Il sert à utiliser un service et alimente un réseau. Ce n’est pas censé être un actif spéculatif. Ce sont les traders qui décident comme d’un consensus que le prix doit monter ou descendre. Mais en réalité, cet utility token (et son cours) est lié au service auquel il est lié.
De cela est né une nouvelle classe de token, les security token (token de sécurité). Ce sont des cryptos qui sont reconnues pour être un investissement, opèrent dans un cadre juridique et légal précis. Le profit provient intrinsèquement de la valeur de l’entreprise et de la fonction du token.
Par exemple, le token $NEXO donne droit à une part des profits réalisés par l’entreprise créatrice du token. Le token fait partie du business plan de la société et en détenir permet d’avoir accès à une sorte de revenu passif. Mais ce token peut être également faire l’objet d’une spéculation, car les investisseurs voulant avoir ce revenu passif « assuré et encadré ».
Néanmoins les security token sont également sujet à la volatilité du marché global des crypto, les traders/investisseurs sur ce token n’étant pas exclus d’émotions. Pour faire simple : il est beaucoup plus facile de vous faire avoir sur un utility token (n’étant pas autant régulé) que sur un security token. Mais plus de sécurité signifie moins de volatilité donc moins de profit potentiel.
D’après ce modèle vous aviez donc les ICO pour les utility token et aujourd’hui vous avez des STO pour les security tokens offering. Des tokens ayant une réelle valeur, une forme de part d’entreprise, bien différent de la plupart des mirages des utility sortants d’ICO fin 2017. Nous pensons que les STO, par extension les security token, permettront de démocratiser la participation à un capital d’entreprise.
La nature des security token ouvrent l’accès à des secteurs impossible à toute une classe d’investisseur : l’immobilier de luxe, diamants, l’art... Car ces propriétés sont fractionnables en un grand nombre de token grâce à la blockchain et un million de personne peuvent être propriétaire d’un millionième d’un tableau de Picasso. C’est ce que l’on appelle la tokenization : mettre sous la forme de token. Cela donne l’opportunité à des investisseurs de se diversifier dans des actifs inaccessibles pour eux jusqu’à lors.
D’un autre côté cela fera augmenter la liquidité du marché de seconde main, car ce sont souvent des actifs très chers et il existe peu d’acheteurs prêt à débourser autant. Les security token, fraction de propriété eux seront liquide car bien moindres comparé au prix de l’objet entier.
Une STO est donc une version améliorée d’une ICO : elle permet d’ouvrir l’accès à tous à l’acquisition d’un bien/actif/objet en fraction. C’est le même fonctionnement qu’une levée de fonds. Suite à celle-ci, le bien sous-jacent est divisé en nombre de token acheter, puis chacun à un % de propriété sur le bien en fonction du nombre de token détenu.